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Catastrophe aérienne à Madrid 

[ 20/08/08  - 16H40   - actualisé à 19:49:00  ]

Un avion de la compagnie Spanair a pris feu après avoir dû effectuer un atterrissage d'urgence peu après son décollage de l'aéroport international de Barajas. L'accident, dont le bilan est encore provisoire, est l'un des plus meurtriers de ces dernières années, en Europe.    

Ce mercredi après-midi, le nombre des victimes de l'accident d'avion à l'aéroport international Barajas de Madrid a enflé au fil des minutes. 2, 7, 8, 21 victimes... A 16 heures 20, heure de Paris, la presse espagnole évoquait quelque 50 morts, pour affirmer peu de temps après que le bilan dépassait la centaine de décès.

Entre 20 et 30 personnes - sur les 173 présentes à bord de l'appareil (dont 9 membres d'équipage) - auraient pu être évacuées encore "en vie", selon le site du quotidien madrilène El Mundo, qui parlait de son côté de plus de 140 morts.

A la préfecture de Madrid, on déplorait à 17 heures, "au moins 45 morts". Il y aurait, selon les déclarations d'un porte-parole de la préfecture à l'AFP, 15 blessés graves, 25 blessés légers et 35 personnes indemnes.

En début de soirée, la radio nationale espagnole évoquait un total de 146 morts.

Quoi qu'il en soit, et alors que ces bilans successifs et contradictoires restent provisoires, il s'agit d'un des accidents les plus meurtriers de ces dernières années, en Europe.

Peu après 14 heures 45, les premières dépêches d'agence de presse faisaient état d'une sortie de piste d'un avion de la compagnie espagnole Spanair, filiale du groupe scandinave SAS.

L'appareil, un Mac Douglas MD-82, dont la mise en service date de 1993, effectuait un vol partagé avec la compagnie aérienne allemande Lufthansa. Il assurait la liaison Madrid- Las Palmas, dans l'archipel des Canaries. Il a, semble-t-il, pris feu après avoir dû effectuer un atterrissage d'urgence peu après son décollage, selon un porte-parole des services d'urgence cité sur la radio nationale. Les premières hypothèses évoquent à l'origine de l'accident l'incendie du moteur gauche de l'appareil.

Spanair devait tenir en fin de journée une conférence de presse. Le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero a interrompu ses vacances pour rejoindre le lieu de l'accident.

Un deuil de 3 jours a été décrété dans la région et dans la ville de Madrid et une chapelle ardente devait être installée au Palais des Congrès de la capitale espagnole.

 
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